En montagne avec les lamas

Rendez vous dans le nord ouest de l’Argentine.

A Salta plus précisément. Une petite ville charmante, royaume de la pièce détachée automobile. Ne me demandez pas pourquoi, mais ce que je sais, c’est que les magasins de pièces détachées en tous genres sont plus présents que les boutiques de souvenirs.

Dans cette région on est bien plus proche de l’idée que l’on se fait de l’Amérique du sud. Les gens sont beaucoup plus typés « indiens« , le teint mat et le regard dur (mais très chaleureux pour autant) et la feuille de coca est en vente libre.

De Salta, je suis allé passer quelques jours (dont nouvel an) dans un village encore plus au nord nommé Tilcara.

Perché à 2460 m ce petit village authentique est une perle. Ici les maisons sont pisé, les rues sont des pistes, les montagnes culminent jusqu’à 5000 m, les paysages sont des déserts arides remplis de cactus jusqu’à plus de 20 m de haut.

J’ai donc décidé de partir en montagne avec pour seuls compagnons un lama et un guide (qui avait aussi sont propre lama). L’animal sert à porter vos bagages, vous en êtes le seul responsable et très vite, il devient votre meilleur ami.

Contrairement à ce que Tintin vous a laissé croire, les lamas ne vous crachent pas dessus. Bien au contraire ce sont des animaux très sociables.

Après environ 6h de marche, nous voilà arrivés à destination. Perché à plus de 4000 m (merci la feuille de coca) nous arrivons dans une cabane habitée depuis 72 ans ar un vieil homme, sa femme, leurs chèvres, une vache et 3 chevaux. Lui n’est jamais descendu dans « la plaine » et elle descend 1 fois par semaine pour y vendre leur production fromagère. Ce lieux est un paradis, dénué de toute technologie, électricité; eau courante et tout à l’égout. Accueillis comme leur propre famille, j’en suis gêné de me voir comme le touriste moyen (vous savez cette race contre laquelle je lutte chaque jour). Nous passons la nuit dans un hôtel 4 étoiles qui ferait pâlir d’envie les Hilton et où le luxe se limite à un misérable lit pliant. Ici pas de douche, on se lave à l’eau laiteuse que nous sommes allés chercher pour le fermier dans une rivière en contrebas. La nature est votre toilette et les chèvres nous ont fourni le lait du petit déjeuner

Le lendemain la pluie est au rendez vous, nous passons donc le temps à faire du feu pour chauffer l’eau du maté en attendant une accalmie qui va nous permettre de redescendre. Entre canyons et cactus le paysage est ici fantastique. Les montagnes se parent de milles et unes couleurs au gré des strates de sédiments.

Maintenant je peux vous dire que, pour la première fois, j’ai vu ce qu’il peut y avoir de bon en l’homme avec toute la lumière de son humilité.

allez donc voir la galerie et vous comprendrez…

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