WMDR*

j’ai réalisé un vieux rêve !

Descendre en VTT la route la plus dangereuse du monde plus connue sous le nom de « Deathroad » ou « Camino de la muerte ».

Cette route est celle qui relie La Paz au territoire des Yungas (une région de la Bolivie) pour arriver dans le charmant village de Coroico.

En quelques chiffres voici ce que ça donne :

  • 3500 m de dénivelé (départ à 4700m pour arriver à 1200 m)
  • 54 km de descente
  • 3 heures durant

Cette descente ne peut bien sûr se faire que part l’intermédiaire d’une agence (plus que nombreuses à La Paz) et en compagnie d’un ou plusieurs guides expérimentés.

Départ donc à 7h du mat, il fait froid c’est l’horreur et même le petit déjeuner pris en plein air à 4700 m ne suffit pas à nous réchauffer. Puis c’est le moment d’enfiler les tenues adéquates, pantalon, veste, casque et gants sont de rigueur, c’est censé vous protéger de l’humidité (tu parles Charles !) et vous mettre en sécurité . Par chance notre groupe est plus que restreint, nous ne serons que 4 et un seul guide à faire la descente.

Quelques nuages à l’horizon, en quittant La Paz on pensait qu’il ferait beau, mais rien n’augurait alors ce que nous allions vivre.

La route commence par une descente de 15 minutes sur une route asphaltée où l’on croise les camions et autres bus qui empruntent ce chemin quotidiennement. Cette première étape nous permet de nous familiariser avec nos engins (des vtt tout suspendu plutôt de bonne qualité avec frein à disque hydraulique, faut bien ça). Ok on prend nos marques, les vélos sont pas mal, on prend quelques sensations, un peu de vitesse, on fait les fous pour se sentir à l’aise…jusqu’ici tout va bien.

Au bout de quelques kilomètres on quitte alors la route pour se retrouver sur le vrai chemin. La largeur de la route laisse penser qu’il vaut mieux ne croiser personne. On imagine difficilement comment deux véhicules peuvent cheminer de front. Mais déjà les paysages vous en mettent plein la vue, on devine la route au loin, à flan de montagne, perdue dans la jungle. Les nuages se font de plus en plus denses et la pluie commence à faire son apparition.

Et là, l’aventure commence…

Le chemin de terre vous secoue tout du long, les virages sont serrés et il ne faut pas se laisser surprendre, ni prendre trop de vitesse. la végétation cache parfois le ravin vertigineux qui borde la route et c’est une chance on se sent en sécurité. Les cascades jalonnent le chemin et parfois il vous faut passer sous l’une d’entre elles pour continuer d’avancer. Je ne vous cache pas qu’entre la pluie et les cascades, nous sommes trempés jusqu’aux os. Mais c’est juste génial, je crois même que je préfère l’avoir fait sous ces conditions qui ajoutent un peu de piment à notre épopée.

Notre groupe était certainement le plus fou de tous ceux que nous ayons croisés, et du coup, voire dépassés et nous sommes arrivés les premiers. Une douche chaude, une piscine et un repas copieux nous attendaient pour célébrer dignement notre exploit.

Et bien sûr une fois notre périple terminé le soleil a pu faire son apparition (ben voyons !). Les quelques photos dont je dispose ne sont pas superbes, nous n’avions pas le droit de prendre nos appareils, c’est donc le guide qui a joué les photographes.

Mais elles restent un excellent souvenir de cette aventure que je recommande vraiment, même aux plus frileux d’entre vous.

(* World Most Dangerous Road)

2 réflexions sur « WMDR* »

  1. Deux questions :
    – ça t’a pris comment l’idée de faire un truc pareil?
    – t’es où sur la video? (je suis sûre que le orange te va bien, mais c’est pas gagné de te reconnaître)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *